Eviter les éditeurs prédateurs(predatory publishers)

1 - Qu’est-ce qu’une revue prédatrice ou un éditeur potentiellement prédateur ?

Date de mise à jour : 15 juin 2018

Sur internet, les revues scientifiques prédatrices, ou douteuses, ou parasites, ou illégitimes, ou peu scrupuleuses (predatory ou deceptive journals), profitent pour la plupart du modèle auteur-payeur de la publication en libre accès (open access). Leur but est mercantile, sans chercher à promouvoir ni pérenniser les résultats de la recherche.

Ces revues se soucient peu de qualité ou d’intégrité scientifique. Leur fonctionnement éditorial, ou financier, ou scientifique est opaque. Elles ne répondent pas, ou qu’en partie, aux recommandations éthiques et professionnelles de la publication scientifique — notamment du Committee on Publication Ethics (COPE) et de l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE).
Les articles sont publiés dans un court délai. Le contrôle du contenu scientifique (peer reviewing) et des pratiques de certains auteurs est superficiel. Ces revues peuvent héberger des résultats déjà publiés ailleurs (plagiat), de faux résultats, de faux auteurs, des conclusions inacceptables.

En 2017, il y aurait autour de 10 000 revues éditées par plus d’un millier d’éditeurs potentiellement prédateurs. Ces revues et éditeurs douteux sont listés par le site Stop Predatory Journals, créé en janvier 2017. Ce site reprend les listes établies de 2012 à décembre 2016 par Jeffrey Beall (Université de Colorado Denver). Ce site ne prétend pas être exhaustif et n’est pas actualisé.

Vérifiez toujours la qualité d’une revue avant de soumettre ou réviser un article, d’intégrer le comité éditorial, ou de coordonner un numéro spécial.

  • Contrôlez si l’éditeur (publisher) ou la revue (journal) est listé par le site Stop Predatory Journals
  • Si ce n’est pas le cas, ou si vous avez encore des doutes, vous pouvez mener votre enquête à partir des indices du point 3 et partager vos conclusions avec vos collègues.
  • Vous pouvez contacter le comité éditorial de la revue avec des questions précises sur le fonctionnement, le processus de révision, les droits d’auteur.
  • Vous pouvez aussi contacter les professionnel.le.s de l’information de votre institution, qui étudieront la revue.

Date de mise à jour : 15 juin 2018

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